29 novembre 2007
Chaussons tricotés Création Krystine
Comme promis, je vous présente en détail la petite Bibi. Vous vous demandez sûrement pourquoi Bibi, son prénom n’a rien a voir avec la chanteuse des années 80, mais tout simplement au fort accent du vendeur qui nous l’a vendu.« Vous cherchez Bibi Madame, beau Bibi blanc si tu veux, ou ceux lui là pas cher personne n’en veux, je te fais un bon prix » . C’est comme ça qu’elle a atterri chez nous. Quand j’étais plus petite j’avais un poupon exactement pareille, il s’appelait Birinbo j’étais la seule de mon école à posséder un baigneur noir, moi je le trouvais Magnifique et j’étais la plus heureuse des petites filles , cette poupée m‘a rappelé mon enfance et je ne voulais pas entendre dire que personne n‘en voulait…Enfin voilà pour la petite histoire
Bibi va m’aider à présenter mes nouveautés, je vais vous montrer mes nouveaux encours, prochainement en avril je serais Marraine d’une petite fille, je suis très heureuse car les parents comptent beaucoup pour moi et même si elle n’est pas encore née je l’adore déjà cette petite puce. Je me suis donc mise à mes aiguilles.
Pour vous présenter tout d’abord la petite collection de chausson de toutes les couleurs. J’ai utilisé de la laine Régia pour trois modèles. Les deux premiers sont une création personnelle je me suis inspirée d’ un modèle de chausson tout simple pour les dimensions et différentes mesures ensuite j’ai varié les points et rajouté une bordure dentelé pour faire la montée de cheville, les lacets sont fait au tricotin de plus près:
Un autre différent un peu plus simple tricoté en rond avec 4 aiguilles toujours en Régia
Le prochain est très rigolo et m’a beaucoup amusé la "souris blanche" avec broderie rajoutée, enfin c’est comme pour dessiner, il m’a fallu rajouté de la vie à cette souris; avec des petites astuces trouvés dans divers livres pour fabriquer des peluches ou animaux tricotés .
Voilà pour aujourd’hui, en espérant que les parents aimeront, mes autres encours sont des brassières et petites robes.
A bientôt
28 novembre 2007
La Tunisie et son artisanat...
Après déballage des valises, il faut dire que j’ai acheté un sac là-bas en plus, car il y avait 8 kilos de cadeaux à casser quelque part…Les lessives faîtes, la reprise … Vous connaissez tous ça, il m’a fallu me remettre aussi de cette période de froid, la neige fondue et les températures revenues à la norme pour la saison c’est-à-dire 2°C environ le matin et 8°C l’après midi au maximum. Il faudra que je m’habitue à ce climat…
J’ai fait développé les photos, regardé le court film de souvenir . Ce qui m’a marqué c’est l’artisanat Tunisien . La céramique émaillée, une spécialité de la ville de Nabeul, avec des couleurs claires et brillantes : fond blanc, motifs bleus, verts et parfois oranges. La vaisselle utilitaire est bicolore vert et jaune. La poterie brute, dite " Chawat " est beige lorsque l'argile est préparée à l'eau salée, rougeâtre lorsqu'elle est préparée à l'eau douce. La poterie modelée présente des formes rustiques et des motifs rouges et noirs originaux.
Le cuivre ciselé fournit de nombreux articles de style oriental tels que plateaux, lampes, mortiers, vases, … Les artisans réalisent aussi aujourd'hui de vrais tableaux en cuivre repoussé et coloré à l'email.
L'argent, c'est le matériau par excellence du bijou traditionnel, fait d'un assemblage d'éléments de forme symbolique : main, lune, poisson, disque, triangle…
Ces formes se retrouvent sous forme de breloques dans des bijoux fantaisie. On fabrique aussi en argent de luxueux nécessaires de toilette : écrins, bouteille de parfum, miroirs, poudriers…
Certains bijoux traditionnels font de beaux objets de collection : les fibules, anneaux traversés d'une longue épingle qui retiennent sur les épaules de vêtement drapé des bédouines ; les annaux de cheville
La broderie Tunisienne aussi et ces brodeuses
Les parfums et huiles essentielles au jasmin, au rose... Différents aphrodisiaques et magnifique écrin, bouteille originale
Les différents épices et mortiers en bois d'oliviers
Les différentes peintures à l'huile ou aquarelle de vue de Sidi bou Said
enfin que de belles choses à voir et très intéressantes, beaucoup de choses achetées j’ai jamais fait autant de shopping pendant une semaine, je pense…
J'ai rapporté aussi un ensemble crocheté fleurie, décidément j'adore les accessoires
Mais l'une des plus belles trouvailles, c'est Bibi qui sera présente dans mes prochains postes je n'en dis pas plus à bientôt je retourne faire chauffer mes aiguilles...
17 novembre 2007
La neige est arrivée...
Merci les filles pour votre fidélité et surtout pour les très touchants commentaires que j’ai reçu, après une année super éprouvante physiquement que mentalement, j’ai pris une semaine de vacance en Tunisie, ça m’a fait un bien fou je vous mets quelques photos sympas prises pendant cette semaine, ça à passer à une vitesse folle
Mais de retour une grande surprise, le temps ici : il a neigé et les températures sont très froides je ne suis pas encore habituées, surtout qu’en Tunisie il faisait minimum 25 °c … Les ensembles bérets écharpes et gants ont été de sortie. Je pense que celui-ci je ne vous l’avez pas montrées c’est un modèle Patton pour celles qui suivent c’est ma not secret pal Denise qui m’avez envoyés les modèles et la laine c’est de la week- end de Plassard, tout est assorties même le manteau, les gants m’ont donnés pas mal de fil à retordes je n’en referais pas d’aussitôt je pense loll
J’ai trouvé de la FINE KID d’anny Blatt noir, qui m’a tapé dans l’œil 51% Laine, 49% Kid Mohair. Et un modèle phildar de pull trapèze, l’encolure arrondie, de large passage pour les bras et la tête. Très cintré au niveau du haut et évasé pour le bas. Idéale pour la personne à qui je comptais l’offrir. J’espère qu’elle l’aimera autant que j’ai aimé le tricoter. Les poches sont originales aussi elles sont en forme de bourses avec une petite cocarde faite au tricotin.
Voilà j’ai détaillé un peu plus qu’à l’habitude car les photos de tricot noir ne rendent pas très bien, on ne distingue pas tout les détailles comme par exemples que ce sont de larges côtes.
Voilà je vous dis à bientôt je retourne à mes aiguilles
10 novembre 2007
La toussaint est une période un peu difficile pour tout ceux qui ont perdu un être cher. Je n’en ai jamais parlé jusque ici et dans la vie en général aussi, j’essais de ne jamais en parler. Car tout le monde à ces soucis et ces peines, et à quoi bon la partager, vos interlocuteurs ou confidents, se sentent souvent tristes et démunis. Ne savent pas quoi dire et restent souvent muer…
En général je suis plutôt réservée et montrent difficilement mes peines. Je garde tout pour moi, mais cette année j’ai eu besoin d’en parler c’est un grand cap, vingt ans. J’ai perdu ma mère à l’âge de neuf ans. Et je m’en souviens comme si c’était hier, la mort d'une mère est une chose qui ne ressemble à rien et qui est totalement personnelle, donc intransmissible. Je ne peux donner de conseil pour mieux vivre la toussaint, car la détresse de chacun est naturelle. La solitude et la peine est la chose la plus partagée du monde. Ce qui est très dur c'est certainement de vivre ce passage de la vie aussi jeune. J'ai vu longuement partir ma mère, elle s'est vue elle-même partir à travers plusieurs interminables mois de maladie.
Grandir et devenir femme. M’a toujours effrayé. J’ai longtemps pris peur et fuie. Vivre sans mère et s’imaginer devenir mère. On ne peut raconter les dialogues, ni même les imaginer, ni rien partager. Ces moments sont uniques, et le sont différemment pour chacun. Après le sentiment de culpabilité oppressant - c'est peut-être le seul point commun qu'on a tous devant la mort, quand on regrette d'avoir fait trop ou pas assez, ou pas à temps - la douleur ne veut rien dire. Le chagrin est plutôt une grande nostalgie de soi-même, de l'enfant choyé qu'on ne sera plus. Pas vraiment un regret du parent décédé, qui échappe désormais à la douleur physique, à la maladie, à la dimension du temps qui ne s'écoule pas et dont ma mère voulait tant qu'il s'arrête, qu'il lui rende sa liberté.
Quant au deuil, il est lent et long à cicatriser. Et je suis passée par beaucoup de phases … Phases d'amour et de tendresse pour ma mère, par des moments de culpabilités, mais aussi de vif ressentiment sur les choses qui nous séparaient, des phases d'éloignement et de rapprochement. Pour finir aujourd'hui par une sorte de réappropriation sereine : je porte ma mère en moi comme elle m'a porté enfant. Elle vit à travers moi ce qui me reste à vivre, il paraît que je lui ressemble beaucoup et ça me remplie de joie. Après tout c’est peut-être ça la vie : on se la transmet de génération en génération et on prolonge celle de la génération précédente, de la longueur de sa propre vie. Une chaîne ininterrompue
Son absence est compensée par une étonnante présence, comme si la distance quotidienne et habituelle avait été abolie. Je ne sais plus en quoi je crois. J’ai trop de doute en moi. Je ne sais rien de la vie éternelle, et n'espère surtout pas la résurrection de corps vieillis et usés. Mais je sais que je sais qu'il y a une présence, au-delà de la mort et de la durée, et c'est l'espoir que je porte pour moi, et qui finalement nous guide tous. La mort n'est pas une défaite. Elle est un passage. Il faut vivre avec…










































